| Nom véritable | Vincent Vallières |
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| Aussi connu sous | -- |
| Naissance | 1978 |
| Carrière professionnelle | Depuis 1996 |
Avec son cinquième album en dix ans, "Le monde tourne fort", Vincent Vallières s'affirme comme une des solides recrues des années 2000 dans le paysage sonore québécois. Recruté par l'équipe de Bernard-Y Caza alors qu'il se produisait au sein du groupe Trente Arpents, l'auteur compositeur interprète sherbrookois allait s'affirmer lentement mais sûrement au fil des quatre albums qu'il va graver chez BYC. Ses troisième et quatrième opus, "Chacun dans son espace" et "Le repère tranquille" contribuent notamment à la diversification musicale de nos ondes avec leurs accents country-folk qui traitent de grand espaces, de route et d'amitiés.
Les débuts de Vincent Vallières se fondent à la trajectoire du trio qui voit le jour sur les bancs de l'école, au Séminaire de Sherbrooke. L'équipe est alors formée de Martin Pruneau qui manie le saxophone et la guitare, du bassiste Michel-Olivier Gasse et de Vincent lui-même s'accompagnant à guitare. Ils se produisent en public pour la première fois en 1996, lors du Happening Jeunesse culturel, événement annuel organisé à Coaticook, en Estrie.
À la rentrée, les trois copains devenus collégiens recrutent un collègue qui s'adonne à la batterie en la personne de Claude Lacroix et s'inscrivent à Cégep en spectacle. Le choix du nom Trente Arpents réfère à un roman québécois du début du siècle, de l'auteur Ringuet, et vise à marquer leur enracinement culturel, eux dont le son tient à la fois du rock et du style chansonnier. Ils se classent bons deuxièmes et décident de répéter l'expérience l'année suivante. Cette fois, ils l'emportent à la finale régionale de la saison 1997.
Un premier album "Le vent du Nord", qui se veut avant tout un démo pour se faire connaître d'éventuels producteurs, attire l'attention de l'impresario Caza qui devient gérant du groupe. Quelques passages sur des scènes plus prestigieuses pavent la voie à un enregistrement professionnel qui, tout en étant porté au crédit de Vallières, arbore le nom du groupe, ses membres formant le noyau de la nouvelle équipe. Le DC "Trente arpents" est suivi de près par un vidéoclip autour de la chanson "Faut que tu fesses fort". Les critiques le comparent à Jean Leloup ou à Daniel Bélanger, noms à qui on pourrait aussi ajouter ceux de Fred Fortin ou Daniel Boucher, ces autres jeunes délinquants musicaux qui préfèrent l'inspiration d'un garage ou d'un chalet à la sophistication des grands studios.
Fort de ces nouvelles expériences, et sur l'élan d'une tournée panquébécoise, il entreprend à l'été 2001 l'enregistrement d'un nouvel album dont Éric Goulet assume la réalisation. Toujours aussi espiègle, Vincent se fait carrément ludique dans les chansons "Plate", "Les grandes questions" et "Gilles Lefèvre" qui raconte les déboires d'un gagnant à la loterie. Le nouvel opus, intitulé "Bordel ambiant", paraît en octobre.
Le jeune rocker amène ses nouvelles chansons sur la route au cours de l'année 2002 pour une tournée de 50 spectacles puis entreprend un retour dans la métropole en novembre, quelques jours après la parution de "Chacun dans son espace". Empruntant une présentation datant des années du vinyle, avec une Face A au son rock et une Face B à tendance plutôt folk et country, le nouvel album est une bouffée d'air frais au milieu d'une production ambiante de plus en plus formatée. Exception faite d'une collaboration de Marc Chabot pour "Le temps passe", premier refrain du lot à se faire remarquer sur les ondes, d'un "Salusoleil" de Plume Latraverse rajeuni d'un quart de siècle et de la très champêtre "Chacun dans son espace" chantée en duo avec Mara Tremblay, gracieuseté d'Éric Goulet collaborateur et réalisateur de l'album, toutes les musiques et les textes de Vincent sont de son cru. On retient aussi "Juliette" dont la saveur Beatles/Mersey's est bien reconnaissable et la road song "Tapecul".
Cette fois, ce sont plus de 150 spectacles qui se succèdent à l'agenda, dont plusieurs festivals et deux participations au rassemblement de la Fête nationale, télédiffusé depuis les Plaines d'Abraham, à Québec. Des vidéoclips seront diffusés pour les chansons "OK on part", "Juliette" et "Manu". Après une cinquième nomination sur une période de sept ans, Vincent Vallières se voit décerner le Prix Félix-Leclerc de la chanson, en juillet 2005. Il enregistre une nouvelle fois en duo avec Mara Tremblay, cette fois pour l'album "Beau d'hommage" où ils interprètent "23 décembre".
Entre spectacles, festivals et autres apparitions publiques, Vincent retrouve son complice Éric Goulet pour la réalisation d'un quatrième album. C'est finalement à la fin août 2006 que l'on apprend la sortie du DC "Le repère tranquille", une suite logique et tout aussi organique que le précédent. Si on y retrouve une saveur country dans "Le Café Lézard" et "Le bord de l'eau", ailleurs la guitare se pare de sonorités à la Byrds pour "Je pars à pied", tandis qu'un soliloque tout en ambiances prend place dans "Les parages de l'éternité". L'auteur compositeur interprète retrouve son approche folk pour évoquer divers personnages dans "Laura", "Fille de la Côte-Nord", "La toune à Gasse".
S'étant impliqué dans le projet collectif "Douze hommes rapaillés", en hommage au poète Gaston Miron, il a la surprise de voir son interprétation de "Au sortir du labyrinthe" devenir un relatif succès en ondes tout en suscitant l'adhésion de la plupart des critiques. Le musicien compositeur quitte bientôt son repère tranquille de la métropole, quartier Rosemont, pour le grand air de la région de Magog. Il y concocte le menu d'un cinquième recueil musical "Le monde tourne fort", avec la complicité d'Olivier Langevin, coréalisateur de la nouvelle fournée. Les deux s'entendent comme larrons en foire et il ne faut pas s'étonner de retrouver également ce dernier aux instruments et parmi les voix d'appoint.
Si l'ensemble loge à l'enseigne d'un folk-rock un peu plus éthéré qu'à l'habitude, certaines pièces bousculent un tant soi peu le son habituel de l'artiste. On remarque la saveur rap atténuée de "Époque d'opinions" et apprécie les visites ponctuelles de Louis-Jean Cormier et de Marie-Pier Arthur pour "Le monde tourne fort" et "L'amour au coin de la rue", respectivement. La chanson "En attendant le soleil" se démarque toutefois en laissant place à des moments de vraie belle guitare à saveur un peu plus country. Notre double V musical n'a sûrement pas fini d'explorer "L'espace qui reste"!
On peut visiter le site officiel de Vincent Vallières.