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Opium: introspection fantasmagorique

Un commentaire de Roger T. Drolet

Opium


28 avril 2015 (QIM) – Imaginez une salle de 60 places. Il s'agit du Studio d'essai du Complexe Méduse à Québec. Des hamacs suspendus et des coussins regroupés par îlots autour de la pièce. Les spectateurs sont invités à y choisir une place dès leur entrée. Voilà la prise de contact avec cette oeuvre hors-catégorie proposée au public et qui porte pour titre Opium. Nous sommes le 23 avril 2015.

En balayant notre champ de vision, on remarque, presqu'au centre, une estrade assez restreinte entourée d'un filet et d'une lumière diffuse laissant entrevoir un vibraphone et un ber d'enfant. Tous sont dans la pénombre, le silence envahit le lieu progressivement. Rien ne bouge.

Lorsque les spectateurs sont à leur aise, on devine les silhouettes des musiciens. Ils sont quatre et se mettent en place silencieusement. Ce sont: Marianne Croft (violoncelle), Charles-Alexis Côté (vibraphone), Geneviève Savoie (flûte) et Mathieu Campagna (oud électrique). Une musique douce sans véritable mélodie envahit alors le théâtre sans qu'une syllabe soit prononcée.

Il en sera de même pendant plusieurs minutes, chaque instrumentiste s'exécutant en complémentarité aux autres. L'atmosphère est introspective autant pour le spectateur que, se plaît-on à le croire, pour chacun des musiciens. En fait, l'introduction du spectacle Opium est une mise en situation instrumentale créant une ambiance où chacune des personnes se retrouve obligatoirement en lien avec... elle-même.

Cela peut sembler un peu hermétique comme démarche mais le compositeur Mathieu Campagna explique que son et musique sont abordés de façon holistique de manière à induire une sensation chez lauditeur.

Cette induction a effectivement débuté dès l'amorce de la performance mais l'expérience auditive prendra toute la place lorsque la salle deviendra totalement obscure et que les effets sonores et bruits préenregistrés de toutes sortes projetés à haut volume deviennent littéralement le seul contact que le public a avec l'oeuvre.

Il n'y a plus rien à voir, la prestation se poursuivra une bonne demi-heure dans la noirceur sans filtre entre la bande son et l'auditeur laissant place à toutes les émotions que celui-ci peut générer dans son propre cerveau.

Un tumulte indescriptible où certains pourront ressentir la frayeur, l'angoisse tout autant qu'une jouissance apocalyptique ou que sais-je!

Jusqu'au moment où le calme revient doucement, en synchro avec l'éclairage feutré du début qui se rétablit. On reverra brièvement les musiciens qui complèteront leurs partitions respectives puis disparaîtront à nouveau jusqu'à ce qu'une lumière ambiante revienne éclairer chaque spectateur alors forcé de renouer contact avec son environnement et cela sans que les artistes reviennent saluer. L'expérience substantiellement plus auditive que visuelle aura certainement laissé des traces diverses chez ceux et celles qui y auront assisté. Une petite heure se sera écoulée mais pour quelques-uns, le temps aura peut-être semblé un peu plus long...

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